L’Intégration Positive de trop
March 21st, 2008 admin| Petit cour métrage parodiant une intégration positive poussée à son extrême… |
| Petit cour métrage parodiant une intégration positive poussée à son extrême… |
Comment faire de la pub dans les pays arabes pour la célébre pilulle bleu sans que la pub ne soit censurée… On montre une paille en érection…
Indiana Jones se promène dans la savane africaine lorsqu’il rencontre un Arabe, un Zoulou et un Belge.
L’Arabe transporte sur son dos un gros morceau de viande cachere.
Le Zoulou une grosse cage de fer.
Le belge une grosse roche de pierre.
Indiana leur demande alors ce qu’ils font avec cet équipement.
L’Arabe de répondre :
- Ti se, s’il y a i lion qui mi cour apris, moi je lui balance ce morceau di viande; il li mange i apris il n’a plis faim pour mi manger !
Le Zoulou de répondre :
- Tu sais, s’il y a un lion qui me cou’ ap’es, je le captu’e dans ma cage de fe’, et la il ne peut plus me manger.
Le belge de répondre :
- Tu sais une fois si un lion me courre après, alors je jette la roche par terre et je peux courir plus vite pour me sauver.
Controverse sur le caractère raciste
En France, l’injure raciale est passible d’emprisonnement et d’amende[1]. Saisie sur le caractère raciste de l’expression « enculé de ta race », la 17e chambre du Tribunal correctionnel de Paris dans un jugement du 23 juin 2005 indique que l’injure n’était pas raciste intrinsèquement et relaxe le prévenu[2] :
Richard Malka, avocat au barreau de Paris commente la décision : « Le terme employé est incontestablement injurieux, ce qui n’empêche pas qu’il soit effectivement passé dans le langage courant. Les gens l’utilisent sans forcément viser la race. […] Pour que la qualification d’injure raciale soit retenue par le tribunal, il aurait fallu que les propos visent expressément la religion ou les origines de la personne. Or, cela ne semble pas être le cas. Le tribunal n’a pas retenu le caractère raciste de l’injure, mais il ne dit pas pour autant que cette expression n’est pas injurieuse. Cette décision ne m’étonne pas. Les tribunaux prennent de nombreuses précautions sur la notion d’injure raciale. Ils ne veulent pas voir la notion de racisme étendue à tout et n’importe quoi et ne la retiennent que lorsque c’est vraiment caractérisé, que l’intention de la personne peut être prouvée. […] Dans ce cas, un nouveau procès sous la qualification simple d’injure ne pourra pas être de nouveau ouvert, car la prescription pour ce genre de délit, dit “de presse”, est de trois mois. […] Dans cette affaire, le demandeur s’est trompé de qualification en parlant d’injure raciale. » [3]
Michel Fize, du Centre d’ethnologie française, note, par ailleurs, au sujet de l’emploi fréquent de ce genre d’insultes chez les jeunes : « Il faut se garder pourtant de prendre les mots au premier degré. Les “Nique ta mère” et autres “Enculé de ta race” sont avant tout des joutes oratoires, la mise en scène du défi entre potes. Des codes, plus que des insultes au sens ordinaire du terme. Le ludique, ici, est plus important que le dessein de nuire, de blesser. Au demeurant, les adolescents de banlieue continuent de dire leur attachement à leur famille. » [4] Plus nuancé, un rapport de mutelles de santé sur les conflits de travail au sein de l’Éducation nationale note que les expressions à base de « ta race » gardent une composante de racisme ordinaire même s’« il s’agit moins d’un procédé de stigmatisation que d’un usage ludique de la visibilité ethnique imposé par le contexte pluriculturel des cités. »[5]
Il est à noter que le tribunal ne s’est pas prononcé sur le caractère éventuellement homophobe ou sexiste de l’injure, qui comprend le terme connoté « enculé », bien que la loi française réprime aussi ce genre de propos[6]. Toutefois, le dictionnaire de l’Académie française (« personne méprisable ou stupide ») et le Trésor de la langue française informatisé (« [Sans préjuger des mœurs sexuelles] Injure adressée à une personne considérée comme méprisable, sotte, dénuée de courage. ») donnent une acception exempte de référence à une quelconque pratique sexuelle.
L’insulte continue d’être considérée par certains comme relevant de l’homophobie, en particulier par les défenseurs de la dignité et des droits des homosexuels[7] [8].
Dominique Caubet, professeure d’arabe marocain à l’Institut national des langues et civilisations orientales, explique l’expression de ta/sa mère ou, plus violemment, en raison de sa forte « charge » sémantique, de ta/sa race, par l’influence du marocain dans les banlieues françaises. L’auteur y voit une transposition de l’emploi similaire de baba (papa) dans cette langue[9]. (L’emploi de structures injurieuses directement calquées de l’arabe ou imitant celles-ci, comme « maudite soit la religion de ta race », est attesté plus généralement dans le langage des immigrés maghrébins ou leurs descendants, y compris dans la littérature[10].)
Les expressions sa/ta race/mère s’utilisent de manière impersonnelle comme des interjections, isolées ou non :
De manière personnelle, elles viennent en complément du nom d’une insulte :
Ces expressions peuvent venir en complément d’objet direct d’un verbe normalement intransitif, que ce soit sous forme personnelle ou non :
Dans ce dernier cas, l’emploi de l’expression peut être laudatif (« déchirer sa race ») ou dépréciatif (« barre ta race »). « Sa mère ou sa race s’utilisent donc pour marquer l’intensité, le haut degré, et fonctionnent comme particule énonciative. » (Dominique Caubet, ibid.)
Le sens de « race » est variable en français contemporain des cités, où il peut revêtir le sens de « genre » (« Il était menteur comme tous ceux de sa race »), en plus de celui communément accepté[12].
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